La Vie est relation : choisis-la !

Par Jean-Philippe Gayola8 juillet 2018

Je vous dévoile le thème d’année qui nous est confié par notre Tutelle trinitaire :
"La Vie est relation : choisis-la !"

À ceux qui, parfois, s’interrogent sur notre projet et sur nos visées éducatives, ce thème offre un magnifique horizon, celui qui nous engage à déployer la vie sous toutes ses formes. Je vous livre aujourd’hui trois pistes en ce sens ; en effet, nous aimerions :
 que nos jeunes fassent preuve d’engagement, dans leur travail, auprès des leurs, de leurs camarades et des adultes qu’ils côtoient 1
 que nos jeunes soient heureux et irradient de cette joie autour d’eux… s’ils sont heureux en famille et au Collège, leurs deux lieux de vie majeurs, ils pourront apprendre et étudier plus sereinement, et réciproquement ! 2
 que nos jeunes, dans, le cadre du très grand respect que nous portons à leur liberté, puissent entendre cet appel de Jésus, « Je suis venu pour qu’ils aient la vie, la vie en plénitude » (Jn 10, 10)

1 C’est dans ce sens que l’on peut interpréter la réponse de Caïn à la question du Seigneur « Où est ton frère Abel ? » : « Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9). Oui, tout homme est « le gardien de son frère », parce que Dieu confie l’homme à l’homme. Et c’est parce qu’il veut confier ainsi l’homme à l’homme que Dieu donne à tout homme la liberté, qui comporte une dimension relationnelle essentielle. C’est un grand don du Créateur, car la liberté est mise au service de la personne et de son accomplissement par le don d’elle-même et l’accueil de l’autre ; au contraire, lorsque sa dimension individualiste est absolutisée, elle est vidée de son sens premier, sa vocation et sa dignité mêmes sont démenties. (Lettre encyclique L’Évangile de la Vie, Saint Jean-Paul II, 25 mars 1995)

2 La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours (…)Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu, on ne jouit plus de la douce joie de son amour, l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus. Même les croyants courent ce risque, certain et permanent. Beaucoup y succombent et se transforment en personnes vexées, mécontentes, sans vie. Ce n’est pas le choix d’une vie digne et pleine, ce n’est pas le désir de Dieu pour nous, ce n’est pas la vie dans l’Esprit qui jaillit du cœur du Christ ressuscité. (Exhortation apostolique La Joie de l’Évangile, François, 24 novembre 2013)